Le Conseil des Droits de l’Homme (CDH) des Nations Unies a adopté mardi 30 juin à Genève, le rapport final de la République Islamique de Mauritanie, au titre du quatrième cycle de l’Examen périodique universel (EPU) lors de la 62e session du CDH, en présence d’une délégation officielle conduite par le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, SEM. Sid’Ahmed Ould Benane.
M. le Commissaire a réaffirmé dans son allocution devant le CDH, l’engagement constant de la Mauritanie pour une coopération constructive avec le CDH et ses différents mécanismes. Il a souligné que l’EPU constitue un mécanisme efficace pour la promotion des droits de l’homme par le dialogue, la coopération, l’échange d’expériences et des meilleures pratiques. Il a exprimé la gratitude de la Mauritanie aux pays ayant participé au dialogue interactif, au Groupe de travail, aux membres de la Troïka, aux agences des Nations Unies et aux partenaires techniques et financiers qui ont accompagné le processus.
M. le Commissaire a indiqué que le Gouvernement a traité les recommandations formulées à l’issue du quatrième cycle de l’EPU suivant une approche participative large , impliquant divers départements gouvernementaux, les institutions nationales indépendantes et les organisations de la société civile .
Cette approche a permis d’accepter 229 recommandations sur les 271, soit 84,5 % du total, et témoigne de la volonté politique de poursuivre le renforcement du système des droits de l’homme et la consolidation de l’État de droit et des institutions.
M. le Commissaire souligné que les recommandations acceptées portent sur le renforcement du cadre juridique et institutionnel, la protection des droits des femmes, des enfants et des personnes vivant avec un handicap, la lutte contre l’esclavage et ses séquelles , la traite des personnes et la discrimination, ainsi que sur le soutien aux droits économiques et sociaux, l’amélioration des services de l’éducation, de la santé, de la protection sociale et le renforcement de la participation politique et de la cohésion sociale ainsi que la réponse aux effets du changement climatique.
M. le Commissaire a précisé que la plupart des recommandations s’inscrivent dans le cadre des réformes nationales en cours et que le Gouvernement, en coopération avec le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en Mauritanie, a lancé une série d’ateliers afin de partager les recommandations et d’associer les différentes parties prenantes à l’élaboration d’un projet de plan d’action national pour la mise en œuvre des recommandations acceptées. Il a ajouté que ce plan sera soumis à l’approbation aux plus hauts niveaux décisionnels , afin de garantir que les engagements internationaux se traduisent par des mesures pratiques et mesurables.
M. le Commissaire a également passé en revue les principales réformes réalisées en Mauritanie, ces dernières années, en matière de droits de l’homme, notamment, le développement du cadre législatif, le renforcement des institutions nationales spécialisées, la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme, la poursuite de la lutte contre la traite des personnes et les pratiques esclavagistes , la promotion des droits des femmes, des enfants et des personnes vivant avec un handicap, ainsi que la mise en œuvre de programmes ambitieux dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la protection sociale et du développement économique, basés sur le lien étroit, entre droits de l’homme et développement durable.
En conclusion, M. le Commissaire a souligné que l’adoption du rapport marque le début d’une nouvelle phase axée sur la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation, et réaffirmé l’engagement de la République Islamique de Mauritanie à poursuivre une coopération constructive avec le CDH et tous les partenaires internationaux, afin de renforcer la protection des droits de l’homme et de consolider les valeurs de justice, d’égalité et de dignité humaine.
Avec l’adoption de son rapport au titre du quatrième cycle de l’EPU, la Mauritanie renforce ainsi, sa position internationale, en matière de droits de l’homme.
