Le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, SEM. Sid’Ahmed Ould Benane, a rencontré lundi 29 juin, au Palais Wilson à Genève, les représentants du département Afrique, dirigé par M. Chris Anburrow, au Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCNUDH). La rencontre s’inscrit dans le cadre de la poursuite du dialogue et de la concertation entre la République Islamique de Mauritanie et le HCNUDH.
Cette rencontre a donné l’occasion pour l’examen du niveau de la coopération entre la Mauritanie et le HCNUDH et pour étudier les moyens de la renforcer, notamment, dans la mise en œuvre des recommandations des mécanismes des Nations Unies des droits de l’homme ainsi que le renforcement des capacités nationales et la poursuite de l’appui technique aux réformes nationales.
M. le Commissaire a indiqué au cours de la rencontre que la protection et la promotion des droits de l’homme constitue un choix national ancré et une conviction découlant de l’engagement de l’État à consolider l’Etat de droit, à renforcer la paix sociale et à réaliser le développement durable. Il a réaffirmé l’engagement de la Mauritanie à poursuivre une coopération constructive et transparente avec le système des droits de l’homme des Nations Unies.
M. le Commissaire a passé en revue les principales réformes réalisées sur le système national, notamment, la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme (2024-2028), l’opérationnalisation du mécanisme national de coordination et de suivi de la mise en œuvre des recommandations internationales et la poursuite de la mise en œuvre des recommandations acceptées par la Mauritanie lors du quatrième cycle de l’Examen périodique universel (EPU).
M. le Commissaire a également donné un aperçu sur les évolutions dans le domaine de la société civile, en soulignant les facilités adoptées en matière de liberté d’association et en précisant que l’autorisation s’obtient désormais rapidement une fois les conditions légales remplies, ce qui a contribué à l’essor du nombre des organisations de la société civile et des partis politiques reconnus, dans un cadre qui concilie entre la garantie des libertés publiques et la préservation de la sécurité et de la paix civile ainsi que le respect des dispositions de la loi .
La rencontre a également permis d’ aborder les efforts déployés par la Mauritanie en matière de gouvernance des migrations, dans un contexte de défis sécuritaires et humanitaires, auxquels, est confrontée la région du Sahel, qui font que la Mauritanie continue d’accueillir un grand nombre de réfugiés et que ses Garde-côtes et sa Marine mènent des opérations de recherche et de sauvetage en mer pour les migrants, avec la fourniture de soins sanitaire, d’ abris et d’une assistance humanitaire, en particulier, pour les groupes les plus vulnérables, dans le respect des droits humains et en coopération avec les partenaires internationaux.
Il a également été question au cours de la rencontre de plusieurs affaires judiciaires présentant un intérêt pour le HCNUDH pour lesquelles la délégation mauritanienne a fourni les clarifications juridiques et institutionnelles nécessaires et souligné que toutes les procédures sont conformes à l’application normale de la loi, dans le plein respect de l’indépendance du pouvoir judiciaire et des garanties d’un procès équitable en vertu de la Constitution, de la législation nationale et des conventions internationales ratifiées par la Mauritanie.
Les deux parties ont réaffirmé à l’issue de la rencontre leur engagement à poursuivre le dialogue régulier et à renforcer le partenariat existant entre la Mauritanie et le HCNUDH, afin de soutenir les réformes nationales et de promouvoir et de protéger les droits de l’homme.
La rencontre s’est déroulée en présence de SE Mme Aïcha Vall Vergès Ambassadrice, Représentante permanente de la République Islamique de Mauritanie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, de M. Harouna Traoré, chargé de mission à la Présidence de la République et de M. Sidi Mohamed Ould Limam, Directeur des droits de l’homme.
