Le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, SEM. Sid’Ahmed Ould Benane a prononcé le 25 février à Genève la déclaration de la République Islamique de Mauritanie devant le segment de haut niveau de la 61e session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies en présence de plusieurs personnalités, représentants d’États et d’organisations internationales.
M. le Commissaire a réaffirmé dans cette déclaration l’attachement indéfectible de la Mauritanie aux valeurs des droits de l’homme et aux principes de justice, de dignité et d’égalité. Il a souligné que les droits de l’homme ne sont pas un moyen de pression politique ni un outil sélectif, mais constituent un système universel fondé sur l’égalité des normes, le respect mutuel et la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, en dehors des cadres internationalement convenus.
M. le Commissaire a plaidé pour des normes cohérentes et l’équité au sein du système international, exhortant les États démocratiques à faire preuve du même esprit d’équité et de respect envers les pays en développement. Il a souligné que les droits humains constituent une responsabilité partagée et une obligation morale qui exige l’égalité entre les nations comme entre les individus.
M. le Commissaire a également abordé les défis auxquels est confrontée la région du Sahel, notamment le terrorisme, le crime organisé, les migrations irrégulières et le changement climatique. Il a mis en avant l’engagement de la Mauritanie à trouver un équilibre entre la protection de la sécurité nationale et la sauvegarde des droits et libertés, convaincue que sécurité et droits humains sont complémentaires.
Sur le plan international, M. le Commissaire a insisté sur l’urgence de mettre fin aux souffrances du peuple palestinien dans la bande de Gaza. Il a appelé à redoubler d’efforts pour assurer l’acheminement adéquat de l’aide humanitaire et soutenir les efforts de secours et de reconstruction, afin d’alléger les souffrances des civils.
Il a également passé en revue les réformes nationales menées par la Mauritanie sous l’impulsion du Président de la République, SEM. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans le cadre d’une vision réformatrice qui consolide l’unité nationale et renforce la paix civile. Ces réformes comprennent la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la promotion et la protection des droits de l’homme (2024-2028) et l’intégration d’une approche fondée sur les droits de l’homme dans diverses politiques publiques.
Sur le plan économique et social, M. le Commissaire a souligné les efforts déployés pour lutter contre la pauvreté, étendre les filets de la sécurité sociale et améliorer l’accès à l’éducation et aux soins de santé. Il a également plaidé pour un allègement de la dette des pays en développement afin de leur permettre de poursuivre leurs programmes de développement.
La déclaration a également abordé l’approche équilibrée de la Mauritanie en matière de gestion des migrations, fondée sur la lutte contre les réseaux de passeurs et de traite des êtres humains, la protection des droits des migrants, en particulier des femmes et des enfants, et le respect du principe de non-refoulement. Il a insisté sur le fait que la gestion des migrations est une responsabilité partagée qui exige une coopération internationale fondée sur le partage des charges et la lutte contre les causes profondes des migrations irrégulières.
S’agissant de l’engagement auprès des mécanismes internationaux, M. le Commissaire a relevé la récente participation de la Mauritanie au quatrième cycle de l’Examen périodique universel, la soumission de son rapport périodique au Comité pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, ainsi que son élection au Comité des Nations Unies contre la torture.
Il a ajouté que la Mauritanie avait également reçue plusieurs responsables de procédures spéciales, témoignant de son ouverture à une évaluation objective et à un dialogue franc. M. le Commissaire a conclu en soulignant la nécessité de poursuivre le processus de réforme et de renforcement des institutions nationales, dans la conviction que la dignité humaine est la finalité ultime, que la justice la voie à suivre et que le partenariat sincère est le moyen d’atteindre un progrès réel et durable.
