La Mauritanie a renouvelé son engagement ferme envers les principes et valeurs consacrés par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, et réaffirmé son appréciation pour le rôle central joué par la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) dans le renforcement du système de protection des droits de l’homme au niveau du continent africain.
Ces propos ont été tenus dans le discours prononcé par le Commissaire adjoint aux Droits de l’Homme, M. Hadrami Mahmoud Wadad, lors de la participation mardi 13 octobre de la délégation de notre pays aux travaux de la 89e session ordinaire de la CADHP qui se tient à Dakar .
M. le Commissaire adjoint a indiqué que la session se tient dans un contexte régional et international extrêmement complexe, dans lequel le continent africain est confronté à des défis liés, parmi lesquels, les conflits armés, le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et les flux croissants de réfugiés et de migrants, ainsi que les incidences des changements climatiques et des pressions économiques et sociales.
Il a souligné que ces défis exigent des pays de redoubler d’efforts pour concilier les exigences de sécurité et de stabilité avec le respect des obligations relatives à la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales, dans le cadre du respect de la primauté du droit et de la promotion de la solidarité et de la coopération africaines .
M. le Commissaire adjoint a ajouté que la République Islamique de Mauritanie, sous la sage direction du Président de la République, SEM. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, poursuit la mise en œuvre d’une vision nationale qui fait de la préservation de la dignité humaine, de la promotion de la justice sociale, de l’enracinement de l’Etat du droit et de la consolidation de l’unité nationale et de la paix civile, les piliers fondamentaux de l’action gouvernementale .
Il a précisé que cette volonté politique se traduit par la poursuite des réformes législatives et institutionnelles, le renforcement des mécanismes de prévention et de protection, l’élargissement des programmes de protection sociale et l’amélioration de l’accès aux services de base, notamment, à l’éducation et à la santé, avec une attention particulière portée aux groupes les plus vulnérables .
M. le Commissaire adjoint a souligné que la Stratégie Nationale de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme (SNPPDH 2024-2028) constitue un cadre de référence pour ces efforts, grâce à l’intégration de l’approche basée sur les droits de l’homme dans les politiques publiques, au renforcement de la coordination entre les différents acteurs, à la vulgarisation de la culture des droits de l’homme et au développement de mécanismes de suivi de la mise en œuvre des engagements et recommandations régionaux et internationaux .
Il a annoncé que l’année en cours a été une étape importante dans l’interaction de notre pays avec le système international des droits de l’homme, après la conclusion avec succès du quatrième cycle de l’Examen périodique universel devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, par l’adoption des résultats de son examen lors de la soixante-deuxième session du Conseil des droits de l’homme, en juin 2026 .
M. le Commissaire adjoint a révélé que la Mauritanie avait reçu 271 recommandations dans le cadre de cet examen et en a accepté 229, ce qui témoigne de son engagement dans un dialogue interactif avec les États partie et de sa volonté de poursuivre les réformes et de renforcer le respect de ses obligations internationales en matière de droits de l’homme.
Il a renouvelé l’engagement de la Mauritanie à poursuivre une coopération constructive avec les organes conventionnels et les procédures spéciales des Nations Unies, sur la base de la conviction qu’un dialogue objectif et une interaction responsable avec les mécanismes de protection internationaux de protection des droits de l’homme constituent des leviers essentiels pour élaborer des politiques nationales et en renforcer l’efficacité .
A cet égard M. le Commissaire adjoint a souligné que l’interaction avec le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme des migrants constituait une autre étape importante dans le cadre de la coopération avec les mécanismes internationaux, à la suite de sa visite officielle en Mauritanie en septembre 2025 et du dialogue interactif qui a suivi sur le rapport de visite devant le Conseil des droits de l’homme lors de sa soixante-deuxième session .
M. le Commissaire adjoint a réaffirmé l’engagement de notre pays à poursuivre le dialogue et à renforcer la coopération avec les mécanismes africains, notamment la CADHP, ainsi que sa conviction que l’efficacité du système africain des droits de l’homme se renforce par le dialogue et la coopération, en tenant compte des défis réels auxquels les pays sont confrontés et en soutenant leurs capacités nationales à mettre en œuvre les recommandations et à obtenir des résultats concrets et durables pour le bien des citoyens .
La Mauritanie a-t-il poursuivi a souligné à cet effet l’importance d’accorder aux droits économiques, sociaux et culturels, ainsi qu’au droit au développement, la place qu’ils méritent dans les priorités de l’action africaine en matière de droits de l’homme, notamment, au regard des défis structurels auxquels le continent est confronté, liés à l’endettement, au financement limité, au changement climatique et à l’inégalité des chances dans le système économique international .
M. le Commissaire adjoint a conclu son discours en soulignant que le renforcement du partenariat entre les pays africains et leurs institutions des droits de l’homme, dans un cadre de dialogue, de confiance et de responsabilité partagée, contribuera à bâtir une Afrique plus stable, plus juste et plus prospère, où ses populations jouissent pleinement de leurs droits et libertés fondamentaux .
La participation de la Mauritanie à cette conférence s’inscrit dans le cadre de la volonté du Gouvernement de renforcer la présence de notre pays dans les forums régionaux et internationaux consacrés aux droits de l’homme, et d’affirmer son engagement à poursuivre une coopération positive avec les mécanismes africains au service de la dignité humaine , de de la justice et de droits de l’homme.
