Le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile (CDHAHRSC) a organisé mardi 9 juin, à Nouakchott, un atelier national spécialisé pour évaluer le bilan des plateformes régionales de la société civile, passer en revue les principales réalisations durant la période 2021-2026 et déterminer les priorités stratégiques, pour la période 2026-2027.
L’atelier de trois jours vise à évaluer le niveau de mise en œuvre des programmes et activités issus des plateformes régionales et à renforcer la coordination entre les différents acteurs de la société civile afin d’améliorer leur performance et leurs outils de travail pour la période à venir.
Il donne également l’occasion aux échanges sur les moyens de tirer profit des expériences passées, l’identification des défis à relever et la proposition de solutions appropriées pour renforcer le rôle de la société civile dans le développement local et consolider les principes de bonne gouvernance.
Le Commissaire adjoint aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile M. Hadrami Wedad Mahmoud a indiqué dans son mot prononcé à l’occasion, que l’ atelier constitue une étape importante dans le processus de renforcement et de réforme de la société civile en Mauritanie, car il donne l’opportunité de faire une évaluation complète du bilan des plateformes régionales de la société civile depuis 2021, ainsi qu’à la revue des principales réalisations et des défis rencontrés dans une approche participative, visant à tirer les enseignements de l’expérience et à orienter les efforts vers une plus grande efficacité.
M. le Commissaire adjoint a ajouté que ce processus s’inscrit dans le cadre des réformes entreprises par les pouvoirs publics, conformément aux orientations stratégiques visant à moderniser le cadre juridique et institutionnel de la société civile et à renforcer son rôle de partenaire clé du développement national. Il a salué le soutien apporté par l’Ambassade de France en Mauritanie , et plus particulièrement, par le Service de la coopération et d’action culturelle pour son appui constant au développement des plateformes régionales soulignant que cette coopération a permis la mise en œuvre de programmes importants ces dernières années dans les domaines de la formation et du renforcement des capacités, notamment, en matière de gouvernance, de conception des projets, de gestion administrative et de plaidoyer, ainsi que le développement d’outils numériques de coordination.
M. le Commissaire adjoint a ajouté que les résultats de l’atelier contribueront à définir les priorités stratégiques pour la période 2026-2027 et à renforcer le dialogue entre les différentes parties prenantes et les partenaires, consolidant ainsi le rôle des plateformes régionales en tant qu’outils efficaces du développement local.
Pour sa part, M. Mohamedou Ould Sidi, président de la Plateforme des acteurs non étatiques a souhaité la bienvenue aux participants , se félicitant de leur forte participation et de leur engagement positif sur les différents sujets abordés saluant le rôle de l’atelier dans l’évaluation du travail des plateformes régionales de la société civile, le renforcement de la coordination entre les parties prenantes et l’identification des priorités stratégiques pour la prochaine étape, contribuant ainsi, à soutenir l’action citoyenne et à consolider la gouvernance participative.
M. Hugo Pechtel, conseiller chargé de la coopération à l’Ambassade de France en Mauritanie a déclaré que le soutien de la France à la société civile mauritanienne représente un engagement continu et sur le long terme, précisant, que ce soutien a débuté en 2015 à travers le programme « Fajr », lequel, a contribué au cours des huit dernières années au renforcement des capacités des organisations de la société civile en Mauritanie.
Il a ajouté que trois conventions de subvention et un protocole d’accord signés avec le CDHAHRSC depuis 2023 ont permis de développer des initiatives et des outils visant à renforcer le dialogue et la structuration au sein de ce secteur à but non lucratif, notamment, grâce aux plateformes FEDDAM et FEDDAI et au soutien apporté aux plateformes régionales.
M. Hugo Pechtel a expliqué que ces efforts ont permis d’améliorer la formation en matière de gouvernance, de conception des projets, de plaidoyer et de gestion administrative et financière, ce qui a eu un impact positif sur la performance des acteurs de la société civile et la qualité de leurs interventions.
